Les bambous et moi
L'essentiel
Alban, issu d'une famille de pépiniéristes, adorait les bambous noirs et bleus, puis les a fuis en voyant des jardins envahis. Il s'y remet, en pot, et lance une série : fiches variétés, outil pour choisir et articles pratiques pour profiter des bambous sans les subir.
J’ai adoré les bambous quand j’étais jeune.
Puis, j’ai vu ce qu’ils prouvent faire dans un jardin, et j’en ai eu peur.
Et aujourd’hui, j’ai envie de m’y remetre.
Avant de vous parler rhizomes, barrières et variétés, je vous dois une petite présentation. Parce que la série sur les bambous qui démarre ici, c’est un peu la mienne.
Qui je suis
Moi, c’est Alban.
Le jardin, chez moi, c’est une affaire de famille avant d’être un sujet d’article. Mon grand-père était pépiniériste et sylviculteur, entre la Bretagne et la Picardie. Ma mère été paysagiste en Picardie avant de devenir pépiniériste en Alsace.
De mon côté, j’ai fait mes armes sur internet, avant de tomber, par la magie du destin dans la motoculture. Les pommes de tombent pas très loin.
Il y a quelques mois, j’ai créé les Établissements Allio & Fils, sur ets-allio.fr : des pièces détachées et du conseil pour les machines de jardin.
Revenons à nos bambous.
Les bambous noirs et les bambous bleus
Plus jeune, j’adorais les bambous. Vraiment.
Mes deux préférés n’ont pas changé : le bambou noir, avec ses cannes qui virent au noir brillant, et le bambou bleu, ce Fargesia aux tiges bleutées et au feuillage léger.
Un bambou, c’est graphique, ça bouge au moindre souffle, ça fait du bruit quand il y a du vent. Ça ne ressemble à rien d’autre au jardin.
Et puis j’ai eu mon propre jardin
Et là, j’ai changé d’avis.
Pas parce que les bambous sont devenus moins beaux. Parce que j’ai vu trop d’endroits envahis. Des jardins entiers, des haies qui partent chez le voisin, des pelouses où les pousses sortent au milieu du gazon.
Pas besoin d’aller bien loin : il suffit de traverser ma rue. Chez ma voisine d’en face, les bambous ont pris leurs aises. Et 6 mois de l’année on shoot les turions (les jeunes pousses de bambou)
De l’autre côté de la rue. Ouf.
Alors chez moi, j’ai évité. Soigneusement.
Pourquoi je m’y remets
Parce que maintenant j’ai plus de 40 ans et je fais ce que je veux, et je n’ai peur de rien !
Mais quand même un peu… je vais en planter en pots.
Et pour le faire bien, il faut comprendre ce qu’on plante. Pourquoi certains bambous courent sous terre sur des mètres et d’autres restent sagement en touffe. Lesquels supportent le froid. Lesquels tiennent dans un bac sur une terrasse.
Bref, je me suis remis au travail. Alors autant le partager !
Ce que vous allez trouver ici
- Des fiches variétés : plus d’une centaine de bambous, avec leur hauteur, le froid qu’ils supportent, l’exposition qu’ils aiment, et surtout la seule question qui compte vraiment : traçant ou pas. Elles sont toutes rangées sur la page des variétés de bambous.
- Un outil pour choisir : Trouver son bambou idéal.
Cinq questions (pour quoi faire, quelle hauteur, peur qu’il envahisse ou pas, exposition, froid chez vous) et vous voyez tout de suite ceux qui peuvent convenir. - Des articles pratiques, au fil des saisons : reconnaître un bambou traçant, poser une barrière anti-rhizomes, cultiver un bambou en pot, faire une haie sans se fâcher avec ses voisins…
Le fil rouge de tout ça : profiter des bambous sans subir les bambous.
Et si un jour vous voyez un bambou noir dans un grand pot sur ma terrasse, vous saurez pourquoi.
PS : Pour Genevieve (ma voisine d’en face) si elle passe par ici : Vos bambous sont très jolis chez vous. Vraiment. Mais je vais en prendre d’autres de mon côté de la rue, donc tachez de garder les vôtres de votre côté de la rue.
