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Fruits

Les fruits et légumes en G : groseille, griotte, giraumon et gombo

Par Mis à jour le 9 min de lecture

Grenade - Fruits et légumes en G

L'essentiel

Le groseillier se plante de novembre à mars et se récolte fin juin-juillet, la griotte mûrit en juillet-août, le giraumon se sème en avril pour une récolte en septembre-octobre, et le gombo demande de la chaleur (Sud ou serre). La grenade ne mûrit vraiment que dans le Sud ; la girolle, elle, ne se cultive pas.

Avec la lettre G, le potager se fait gourmand : des groseilles à pleines grappes, une courge en forme de turban et une cerise trop acide pour être croquée… mais parfaite pour les clafoutis. On fera aussi un détour par le Sud pour la grenade, et on dira franchement pourquoi la girolle ne poussera jamais dans votre carré de légumes.

PlanteFruit / légume / aromatiqueSe cultive en France ?Semis ou plantationRécolte
Giraumon (courge turban)LégumeOui, partoutSemis en godet avril, plantation mi-maiSeptembre à octobre
GomboLégumeOui, au chaud (Sud, ou sous serre)Semis au chaud mars-avril, plantation fin maiJuillet à septembre
GroseilleFruitOui, partoutPlantation novembre à marsJuin à juillet
Groseille à maquereauFruitOui, partoutPlantation novembre à marsJuin à juillet
GriotteFruitOui, partoutPlantation novembre à marsJuillet à août
GrenadeFruitOui, surtout dans le SudPlantation au printempsOctobre à novembre
GojiFruitOui, partoutPlantation octobre à avrilAoût à octobre
GrenadilleFruitEn véranda, hors gelSemis ou plantation au printempsRarement
GingembreAromatiqueEn pot, rentré l’hiverPlantation du rhizome mars-avril, au chaudOctobre à novembre
GirolleChampignonNon (cueillette en forêt)——
GoyaveFruitEn véranda—Rarement

Les légumes en G

Le giraumon, la courge en turban

Le giraumon, ou turban turc, est une courge (Cucurbita maxima) reconnaissable entre toutes : une calotte bombée posée sur une base plus large, souvent rayée de vert, de rouge et de crème. On l’achète parfois pour décorer la table d’automne. C’est dommage de s’arrêter là : sa chair orange, farineuse et douce, est une vraie chair de courge à soupe.

Il se cultive comme un potiron. On le sème en godet en avril, au chaud, et on le plante à la mi-mai, quand les gelées ne sont plus à craindre, dans une terre riche en compost, au soleil, en comptant au moins 1 m² par pied. La récolte se fait en septembre et octobre, avant les premières gelées.

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L’astuce : coupez le fruit avec un bon morceau de tige et laissez-le une à deux semaines au soleil, à l’abri de la pluie, pour que la peau durcisse. Il se gardera ensuite plusieurs mois dans une pièce fraîche et sèche. Semis, arrosage et paillage suivent les mêmes règles que pour les courgettes.

En cuisine : en velouté, en gratin, ou évidé et servi comme soupière.

Le gombo, un légume de plein été

Le gombo (Abelmoschus esculentus) est une grande plante de la famille de l’hibiscus, dont on mange les fruits verts, des capsules allongées et côtelées. Il vient des régions chaudes, et il le fait savoir : il lui faut de la chaleur pour lever, pour pousser et pour fructifier.

Faites tremper les graines une nuit, puis semez en godet de mars à avril, à plus de 20 °C. Plantez fin mai ou début juin, au soleil, dans une terre bien réchauffée. On récolte de juillet à septembre, les capsules jeunes, longues de 7 à 10 cm : quelques jours de trop, et elles deviennent fibreuses. Dans le Sud, il se plaît en pleine terre ; ailleurs, c’est un légume de serre ou de mur chaud.

L’astuce : passez tous les deux jours au moment de la récolte, avec des gants si la variété est un peu piquante. Une capsule oubliée ralentit toute la plante.

En cuisine, sa texture un peu gluante sert à lier les plats mijotés, comme le gumbo de Louisiane.

Les fruits en G

La groseille

Le groseillier à grappes (Ribes rubrum) est sans doute l’arbuste fruitier le plus facile du jardin. Il supporte le froid, la mi-ombre et les sols ordinaires, et donne dès la deuxième ou troisième année des grappes rouges, roses ou blanches.

On le plante de novembre à mars, hors gel, à 1,50 m d’écart. On récolte de fin juin à juillet, en cueillant les grappes entières, quand toutes les baies sont colorées. Il fructifie sur le bois de deux et trois ans : chaque hiver, coupez à la base les plus vieilles branches pour garder une touffe aérée d’une dizaine de rameaux.

L’astuce : les merles repèrent les grappes avant vous. Tendez un filet dès que les premières baies rougissent. Tout le détail de la culture est dans notre article sur les groseilles.

Riche en vitamine C, la groseille finit le plus souvent en gelée.

La groseille à maquereau

Sa cousine épineuse (Ribes uva-crispa) porte des baies isolées, grosses comme des billes, vertes, jaunes ou rouges. Son nom viendrait de la sauce acidulée qu’on servait avec le maquereau. Elle se plante de novembre à mars, comme le groseillier, et se récolte en juin encore verte pour les compotes, en juillet bien mûre pour la croquer.

L’astuce : son ennemi est l’oïdium, un feutrage blanc sur les feuilles et les fruits. Choisissez une variété réputée résistante et taillez le centre de l’arbuste pour que l’air circule.

La griotte, la cerise acide

Le griottier (Prunus cerasus) donne des cerises acidulées, peu agréables crues mais incomparables en clafoutis, en confiture ou à l’eau-de-vie. C’est un petit arbre, souvent autofertile, moins exigeant que le cerisier doux : certaines variétés, comme la griotte du Nord, acceptent même un mur exposé au nord.

On le plante de novembre à mars. La récolte arrive en juillet et août, après les cerises douces. Les gestes de plantation sont ceux du cerisier.

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L’astuce : le griottier fructifie surtout sur les rameaux de l’année précédente. Taillez-le juste après la récolte, en raccourcissant les branches qui ont produit, pour qu’il refasse du jeune bois.

La grenade

Le grenadier (Punica granatum) supporte des gelées de l’ordre de -10 °C une fois installé. L’arbre pousse donc dans une bonne partie de la France. Les fruits, eux, ont besoin d’un été long et chaud : c’est dans le Sud qu’ils mûrissent vraiment. Ailleurs, on le cultive surtout pour ses fleurs rouge orangé, ou en pot avec le grenadier nain.

On le plante au printemps, au soleil et à l’abri, dans une terre qui s’égoutte bien. Il commence à fructifier au bout de trois à cinq ans. Récolte en octobre et novembre, quand la peau est bien colorée.

L’astuce : une grosse pluie sur un fruit mûr le fait éclater. Si l’automne s’annonce humide, cueillez un peu avant ; la grenade se conserve plusieurs semaines au frais.

Le goji

Ses petites baies séchées se vendent à prix d’or. Pourtant, le lyciet (Lycium barbarum) est un arbuste rustique qui pousse sans difficulté chez nous. On le plante d’octobre à avril, au soleil. Les baies rouge vif se récoltent d’août à octobre, à partir de la deuxième ou troisième année.

L’astuce : il drageonne et ses tiges souples partent dans tous les sens. Palissez-le sur un fil et coupez les rejets au pied chaque hiver. Il trouve aussi sa place dans une haie comestible.

La grenadille, la passiflore des Andes

La grenadille (Passiflora ligularis) est une passiflore des montagnes d’Amérique du Sud. Son fruit, à la coque orangée, lisse et dure, renferme une pulpe grise et translucide, sucrée et peu acide. On la trouve au rayon exotique ; elle se mange à la cuillère.

Venue des altitudes, elle préfère la fraîcheur à la grosse chaleur, mais ne supporte pas le gel. Chez nous, elle se cultive en grand pot, sortie l’été et rentrée hors gel en véranda, sur un support solide. Les fruits restent rares.

L’astuce : semez les graines d’un fruit bien mûr, comme celles du maracuja : la méthode est dans faire pousser un fruit de la passion.

Les aromatiques en G

Le gingembre

Le gingembre (Zingiber officinale) est une plante tropicale : il ne passera jamais l’hiver dehors. Mais on peut en faire pousser en pot, à partir d’un rhizome acheté au marché, de préférence bio, bien ferme, avec des bourgeons visibles.

On le plante en mars ou avril, à peine enterré, dans un pot large et peu profond, au chaud et à la lumière. Sortez-le en été à la mi-ombre, arrosez régulièrement, et récoltez en octobre ou novembre, quand le feuillage jaunit et avant que les nuits ne passent sous 10 °C. La récolte reste modeste, mais très parfumée.

L’astuce : gardez un morceau de rhizome au sec, dans la maison, pour replanter au printemps suivant.

Le gingembre frais se râpe dans les marinades, les bouillons et les compotes.

Les curiosités en G

La girolle (Cantharellus cibarius). Elle vit associée aux racines des arbres de la forêt, et personne ne sait la cultiver. On la cueille de l’été à l’automne, ou on l’achète. Méfiez-vous de ses sosies : en cas de doute, montrez votre panier à un pharmacien ou à une société mycologique.

La goyave (Psidium guajava). Arbre des tropiques qui ne supporte pas le gel : une véranda bien lumineuse peut lui convenir, mais les fruits restent rares. Pour un fruit au goût proche en pleine terre, voyez plutôt le feijoa, son cousin plus rustique, dans la lettre F.

La glycine tubéreuse (Apios americana). Rien à voir avec la glycine des façades : c’est une grimpante vivace d’Amérique du Nord, de la famille des haricots, dont les racines portent des tubercules en chapelet. On la plante au printemps et on récolte au bout de deux ans. Une curiosité de collectionneur, qui se mange cuite.

La girembelle, ou surelle (Phyllanthus acidus). Le petit fruit jaune pâle et côtelé d’un arbre tropical, cultivé à La Réunion et aux Antilles. Très acide, il se mange en confiture ou en jus ; on ne le cultive pas chez nous.

Questions fréquentes

Pourquoi mon groseillier donne-t-il de moins en moins ?

Le plus souvent, parce qu’il n’a pas été taillé et que ses branches ont vieilli. Les meilleures grappes poussent sur le bois de deux et trois ans. Supprimez chaque hiver les plus vieilles branches, au ras du sol, et laissez quelques jeunes pousses les remplacer.

Comment savoir si un giraumon est mûr ?

La tige qui le relie à la plante sèche et devient liégeuse, la peau durcit au point que l’ongle n’y laisse plus de marque, et le fruit sonne creux quand on le tapote. Dans le doute, attendez que le feuillage commence à se faner.

Peut-on avoir des grenades dans le nord de la France ?

L’arbre survit souvent, surtout contre un mur abrité, mais les fruits n’ont pas assez de chaleur pour mûrir. Au nord de la Loire, le grenadier reste un bel arbuste à fleurs. Pour récolter, il faut le climat du Sud, ou une serre froide pour un grenadier nain en pot.

L’abécédaire du potager : A · B · C · D · E · F · G · H · I · J · K · L · M · N · O · P · Q · R · S · T · U · V · W X Y Z

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