Fiche bambou

Thyrsostachys siamensis

Bambou des monastères

Thyrsostachys siamensis (bambou des monastères)
Photo : Wibowo Djatmiko (Wie146), licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

L'essentiel

Thyrsostachys siamensis, le bambou des monastères de Thaïlande, forme une touffe étroite et dense de 7 à 13 m au feuillage fin. Il ne supporte que de légères gelées (-4 °C au mieux) : en France, c'est un bambou de serre chaude ou de grande véranda.

En Thaïlande, on le voit autour des temples, où les moines bouddhistes aiment le planter. D’où son nom anglais, que l’on peut traduire par « bambou des monastères ». Il faut dire qu’il a de l’allure : une touffe serrée, bien droite, coiffée d’un feuillage fin et clair qui retombe en panache.

À quoi le reconnaître ?

  • Le port : une touffe très dense et étroite, aux cannes bien droites dans le bas et légèrement arquées en tête.
  • La hauteur : 7 à 13 m dans son pays (Birmanie, Thaïlande), où il forme souvent des peuplements entiers.
  • Les cannes : 2 à 7,5 cm de diamètre, aux parois si épaisses qu’elles sont presque pleines à la base. Vert vif à la pousse, elles virent au vert grisâtre et restent longtemps habillées de leurs vieilles gaines.
  • Les feuilles : étroites, 7 à 14 cm de long pour moins d’un centimètre de large, vert pâle.

Où le cultiver ?

Pas au jardin, sauf sous un climat sans vraies gelées. C’est un bambou tropical : une source spécialisée lui accorde -4 °C, d’autres le réservent aux régions sans gel. Notre outil retient -4 °C, mais ne comptez pas dessus pour plus qu’une nuit fraîche. En France, sa place est dans une serre chaude ou une grande véranda lumineuse.

Bonne nouvelle : c’est l’un des tropicaux les moins difficiles. Dans la nature, il pousse sur des sols pauvres, dans des forêts sèches, et il supporte bien la sécheresse. Il perd d’ailleurs une partie de ses feuilles pendant la saison sèche. Ce qu’il ne supporte pas, c’est l’eau stagnante : drainez bien. Plein soleil ou mi-ombre lui conviennent. Sa touffe étroite est un atout sous verre, où la place manque toujours.

Traçant ou pas : faut-il une barrière ?

Non. Il est cespiteux et forme une touffe compacte qui s’élargit lentement. Aucune barrière à prévoir.

Ses pousses se mangent

Ses jeunes pousses passent pour parmi les meilleures des bambous d’Asie. Elles se consomment cuites, comme légume. Ses cannes, solides, servent aussi à faire des manches de parapluie, des baguettes, des cannes à pêche ou de la vannerie.

Et la floraison ?

En Thaïlande, il fleurit souvent de façon dispersée, en saison sèche, quelques cannes à la fois ; les floraisons de masse y sont rares. En Inde, on lui prête un cycle d’environ 48 ans. Pour en savoir plus : la floraison des bambous.

Le trouver

Rare en France, à chercher en graines ou chez les collectionneurs de plantes tropicales. Pour d’autres bambous de serre, voyez Bambusa vulgaris ‘Wamin’ ou Dendrocalamus asper. Et pour un bambou de plein air : notre outil pour trouver son bambou.