Fiche bambou

Cephalostachyum pergracile

Cephalostachyum pergracile
Photo : Yercaud-elango, licence CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

L'essentiel

Cephalostachyum pergracile (aujourd'hui Schizostachyum pergracile) est un bambou tropical d'Asie du Sud-Est, de 10 à 15 m, aux jeunes cannes bleutées et gaines orange. Il ne supporte que de très légères gelées : plante de serre chaude, pas de jardin.

En Birmanie et en Thaïlande, ce bambou pousse autour des maisons pour une raison très concrète : on cuit le riz gluant directement dans ses tiges. Ses cannes à parois minces font des étuis parfaits, qu’on remplit de riz et qu’on pose sur la braise. Les Birmans l’appellent tinwa. Pour nous, c’est un beau bambou tropical, à réserver à la serre.

Un nom qui a changé

On le trouve encore le plus souvent sous le nom de Cephalostachyum pergracile. Les bases botaniques le rangent aujourd’hui dans un autre genre, sous le nom de Schizostachyum pergracile. C’est la même plante.

À quoi le reconnaître ?

  • La hauteur : 10 à 15 m dans son pays, parfois davantage.
  • Les cannes : 5 à 7,5 cm de diamètre, à parois minces. Jeunes, elles sont vert bleuté, poudrées de blanc sous les nœuds ; adultes, elles virent au vert grisâtre.
  • Les gaines : orange-brun, couvertes de poils noirs, sur des pousses jaune orangé. Le contraste avec les cannes bleutées est superbe.
  • Le port : une touffe dense dont les cannes s’évasent en gerbe.

Où le cultiver ?

Pas au jardin. C’est un bambou des collines basses et des vallées de l’Inde du Nord-Est à l’Indochine, dans les forêts mêlées le long des cours d’eau. Il ne supporte que de très légères gelées : -2 à -3 °C pour la plupart des sources, -6 °C selon une seule, et seulement de façon brève. Notre outil retient -2 °C.

En France, sa place est dans une serre chaude ou une grande véranda chauffée, en pleine lumière. Arrosez généreusement pendant la saison de pousse, gardez une ambiance humide, et nourrissez la touffe au printemps. Sous verre, il restera bien plus petit que dans son pays : la hauteur dépend du volume de terre, de la chaleur et de la lumière.

Traçant ou pas : faut-il une barrière ?

Non. Comme la plupart des bambous tropicaux, il est cespiteux : il reste en touffe et s’élargit lentement. Pas de barrière à prévoir, ce qui est précieux dans une serre où chaque mètre compte.

Et la floraison ?

Il fleurit de façon dispersée presque chaque année dans son aire d’origine, sans produire de graines viables, et plus rarement en masse sur de grandes surfaces, avec cette fois des graines fertiles. La durée de son cycle varie beaucoup selon les sources. Pour comprendre ces deux types de floraison : la floraison des bambous.

Le trouver

Rare en France, plutôt en graines ou chez les collectionneurs de plantes tropicales. Pour d’autres bambous de serre, voyez Dendrocalamus asper ou Gigantochloa atroviolacea. Et pour un bambou qui tient dehors : notre outil pour trouver son bambou.