Fiche bambou

Chusquea quila

Quila

Chusquea quila (quila)
Photo : Krzysztof Ziarnek, Kenraiz, licence CC BY 4.0, via Wikimedia Commons

L'essentiel

Chusquea quila est un bambou chilien qui pousse en buisson grimpant ou couché sur la végétation voisine. Rare en culture, il serait rustique vers -15 °C, chiffre d'une seule source : à tester avec prudence, dans un jardin doux et humide.

Un bambou qui grimpe. Dans les forêts du sud du Chili, Chusquea quila forme des buissons qui s’appuient sur les arbustes voisins, s’y accrochent et finissent parfois couchés par-dessus. Les Chiliens l’appellent simplement quila. En culture, c’est une rareté de collectionneur.

À quoi le reconnaître ?

  • Le port : un buisson dense, grimpant ou couché, qui prend appui sur ce qui l’entoure.
  • Les cannes : pleines, et non creuses, comme chez la plupart des Chusquea. C’est presque unique chez les bambous.
  • Les rameaux : nombreux, en bouquets à chaque nœud, avec des feuilles étroites.
  • La hauteur : de l’ordre de 3 à 6 m dans son pays, selon le support qu’il trouve.

Son cousin le plus cultivé, Chusquea culeou, pousse droit, en touffe dressée. Le quila, lui, se comporte presque comme une liane.

Peut-on le cultiver en France ?

Peut-être, mais avec prudence. Une seule source le dit cultivé dans les jardins botaniques de Kew et d’Édimbourg, et rustique vers -15 °C. Un seul témoignage, c’est peu : considérez ce chiffre comme une piste, pas une garantie.

S’il vous tente, offrez-lui les conditions de son pays : un climat doux et humide, une mi-ombre de sous-bois, un sol frais et riche en humus, jamais desséché l’été. La Bretagne ou le littoral atlantique semblent plus indiqués que le Midi sec. Laissez-lui un support, un arbuste solide ou un grillage, sur lequel il pourra s’appuyer.

Plantez-le au printemps, pour qu’il ait toute la belle saison devant lui avant son premier hiver. Arrosez régulièrement la première année et paillez épais au pied. Lors des premiers coups de froid, un voile d’hivernage protège la jeune touffe : c’est elle qui risque le plus.

Traçant ou pas : faut-il une barrière ?

Comme les autres Chusquea cultivés, il pousse en touffe. Pas de barrière à prévoir, mais il prend de la place en largeur en s’étalant sur ses voisins : gardez-lui un espace dégagé.

En pot ?

Rien ne le documente. Vu son port étalé et son goût pour l’humidité, la pleine terre paraît plus sûre.

Le trouver

Rare, à chercher chez les collectionneurs de bambous sud-américains. Pour un Chusquea plus facile, commencez par Chusquea culeou. Pour explorer les autres bambous étonnants, passez par notre outil pour trouver son bambou.