Chusquea culeou
L'essentiel
Chusquea culeou est un bambou du Chili qui reste en touffe et atteint environ 3 m chez nous. Il supporte -13 °C sur une courte période et se plante en isolé sur une pelouse, dans un sol frais mais bien drainé.
Un bambou venu d’ailleurs, au sens propre. Le Chusquea culeou ne vient pas d’Asie mais du Chili, où on l’appelle colihue. Les amateurs l’adorent pour sa silhouette dense et gracieuse, et pour ses cannes gainées de blanc.
À quoi le reconnaître ?
- Chaumes pleins (et non creux comme chez la plupart des bambous), vert olive, habillés à la base de gaines blanchâtres qui restent longtemps en place.
- À chaque nœud, un bouquet serré de petits rameaux couverts de feuilles très fines.
- Hauteur : environ 3 m en culture, le double au Chili.
Où le planter ?
Il aime les situations dégagées et un air humide. C’est un bambou des régions côtières : la façade atlantique lui va bien mieux qu’un climat sec et continental. Il veut un sol qui reste frais en été mais qui s’égoutte bien en hiver, car l’eau stagnante pendant la mauvaise saison lui est fatale.
Côté froid, c’est l’un des Chusquea les plus résistants, ce qui ne veut pas dire le plus rustique des bambous : il supporte -13 °C sur une courte période. Sa place idéale : en isolé au milieu d’une pelouse, où l’on peut faire le tour de la touffe.
Plantez-le au printemps, dans un trou large dont vous aurez ameubli le fond. Si votre terre est lourde et retient l’eau l’hiver, plantez-le sur une petite butte ou ajoutez du gravier pour favoriser l’égouttement. Un paillis léger garde la fraîcheur en été sans maintenir le collet trop humide. Arrosez bien les deux premiers étés, le temps que la touffe s’installe.
Traçant ou pas : faut-il une barrière ?
Non. Il est cespiteux : il reste en touffe bien serrée et s’élargit lentement. Pas de barrière à prévoir. Laissez-lui seulement de l’espace, car il ne prend toute sa beauté qu’au bout de cinq ou six ans.
Culture et entretien
Chaque année, dégagez la touffe en retirant les vieilles branches et celles qui ont souffert de l’hiver. À l’achat, préférez un sujet déjà grand : la dépense est plus forte, mais on gagne des années.
En pot ?
Mieux vaut éviter. En contenant, il ne vit guère que trois ou quatre ans, même arrosé avec soin. C’est un bambou de pleine terre, à planter pour longtemps.


