Fiche bambou

Semiarundinaria yashadake ‘Kimmei’

Semiarundinaria yashadake 'Kimmei' : photo de l'espèce
Photo (photo de l'espèce type) : Daderot, licence CC0, via Wikimedia Commons

L'essentiel

Semiarundinaria yashadake 'Kimmei' est un bambou peu traçant de 2 à 3 m, rustique vers -20 °C, dont les cannes se colorent de tons cuivrés et orangés au soleil. Excellent en isolé ou en pot, même dans les régions froides.

Arrivé en Europe il y a quelques décennies seulement, ‘Kimmei’ s’est vite fait remarquer : ses cannes se réchauffent de couleur en vieillissant, du bronze au cuivre en passant par l’orangé. Un bambou japonais de taille raisonnable, qui ne craint pas le froid.

À quoi le reconnaître ?

  • Hauteur : souvent autour de 2 m, 3 m ou un peu plus dans de bonnes conditions.
  • Cannes : 1 à 1,5 cm de diamètre, dorées et rayées de vert, qui se teintent de rouge cuivré au soleil avec l’âge.
  • Feuillage : vert, très résistant au vent froid, même en pot.

Où le planter ?

Au soleil, dans un endroit très lumineux : c’est la lumière qui fait virer les cannes vers ces tons chauds. À l’ombre, il pousse mais reste terne. La souche résiste vers -20 °C et le feuillage tient bien aux vents d’hiver, ce qui en fait un bon choix pour les régions froides de l’Hexagone.

Il est à son meilleur en isolé, là où le soleil rasant éclaire ses cannes. Côté associations, jouez la carte des tons chauds : carex bronze, graminées rousses, rosiers aux fleurs abricot.

Traçant ou pas : faut-il une barrière ?

Il est peu traçant : la touffe s’étend lentement. Mais lentement ne veut pas dire jamais ! Près d’une terrasse, d’une allée ou de la clôture du voisin, prenez vos précautions. Posez une barrière anti-rhizomes de 60 à 70 cm de profondeur, qui dépasse de quelques centimètres au-dessus du sol, ou cultivez-le en bac. Un tour de la touffe chaque fin d’été permet de couper les rhizomes qui tenteraient de passer par-dessus.

Culture et entretien

  • Supprimez les vieilles cannes au ras du sol pour laisser la place aux nouvelles.
  • Aérez de temps en temps les touffes âgées : elles restent plus lumineuses.
  • Paillez et apportez du compost au printemps.

La plantation se fait de préférence au printemps, dans un trou large enrichi de compost. Arrosez copieusement les premières semaines puis à chaque période sèche la première année : une fois installé, il devient nettement plus autonome en pleine terre.

En pot ?

Oui, il supporte très bien la culture en bac, à condition d’arroser régulièrement : c’est le point clé. Son feuillage résistant au vent froid permet de le laisser dehors l’hiver dans la plupart des régions.