Fiche bambou

Pseudosasa japonica

Bambou flèche, métaké

Pseudosasa japonica (bambou flèche, métaké)
Photo : Sten Porse, licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

L'essentiel

Pseudosasa japonica, le bambou flèche, atteint 3 m (jusqu'à 5 m au sud de la Loire) et résiste jusqu'à -25 °C. Peu traçant et très facile, il fait d'excellentes haies et se cultive bien en pot.

À quoi le reconnaître ?

Si vous avez déjà vu un bambou dans un jardin de grand-mère, il y a de bonnes chances que ce soit lui. Pseudosasa japonica est l’un des bambous les plus plantés et les plus faciles qui soient.

Ses grandes feuilles vert foncé, allongées, retombent avec souplesse et donnent un port gracieux. Ses chaumes poussent bien droits, si droits qu’on s’en servait au Japon pour faire des flèches : d’où son nom de bambou flèche. On l’appelle aussi métaké, souvenir de son ancien nom Bambusa metake. Il est arrivé en Grande-Bretagne au milieu du XIXe siècle.

Il monte facilement à 3 m en quelques années. Sous un climat plus doux, au sud de la Loire, il peut atteindre 5 m.

Où le planter ?

Presque partout. Il préfère un sol frais et drainant, mais s’accommode aussi des terrains secs, voire caillouteux : il y poussera simplement moins haut. Soleil ou mi-ombre lui vont bien.

Sa rusticité est remarquable : -25 °C, et un feuillage qui ne marque pas au froid. C’est donc un bon choix pour le nord et l’est de la France, là où d’autres bambous font grise mine en février.

Traçant ou pas : faut-il une barrière ?

Il trace, mais sans excès. Au bout de quelques années, la touffe s’élargit un peu plus qu’on ne l’avait prévu ; rien de dramatique, il se contient sans peine. Si vous le plantez près d’une limite de propriété ou d’une terrasse, la barrière reste la tranquillité d’esprit. Posez une barrière anti-rhizomes en polyéthylène haute densité, enterrée sur 60 à 70 cm de profondeur, en laissant dépasser le bord de 5 cm environ au-dessus du sol. Chaque fin d’été, faites le tour : un rhizome qui tente de passer par-dessus se coupe d’un coup de bêche. L’autre solution, c’est la culture en bac.

Culture et entretien

  • Coupez les cannes abîmées à la fin de l’hiver.
  • Aérez les touffes devenues trop denses en retirant quelques chaumes âgés.
  • Pour un effet parasol, supprimez les branches basses : les chaumes droits se voient mieux.

Polyvalent, il fait aussi bien une haie qu’une touffe isolée.

En pot ?

Très bien. Il fait partie des rares bambous qui acceptent même l’intérieur, dans une véranda ou une pièce très lumineuse. En bac, nourrissez-le correctement en fin d’hiver, avant le départ des nouvelles pousses, et n’oubliez pas l’arrosage en été.