Sasa veitchii
L'essentiel
Sasa veitchii est un bambou traçant de 50 cm à 1 m dont les grandes feuilles se bordent de blanc en hiver. Rustique jusqu'à -22 °C, il s'utilise en massif ou en couvre-sol à l'ombre légère, plutôt qu'en pot.
Le Sasa veitchii change de visage avec les saisons. L’été, c’est un tapis de grandes feuilles vert sombre. Puis l’hiver arrive, et chaque feuille se dessine d’une large marge blanc paille. L’effet est saisissant, surtout en masse. Il est originaire du sud du Japon.
À quoi le reconnaître ?
- Feuilles larges et longues, vert foncé, un peu coriaces.
- En hiver, une bordure blanche qui souligne chaque feuille : ce sont les bords qui se dessèchent, rien d’inquiétant.
- Hauteur : le plus souvent 50 à 80 cm, parfois plus d’1 m en bonnes conditions.
Où le planter ?
Il est peu exigeant mais apprécie une terre riche, fraîche et profonde. On le place volontiers à la mi-ombre ou à l’ombre légère, où ses feuilles gardent leur beau vert. Côté froid, c’est un costaud : ses touffes résistent à -22 °C, et il supporte mieux que bien d’autres le vent glacé.
Il fait merveille en massif, au premier plan de bambous plus hauts, ou au bord d’un bassin.
Plantez-le au printemps, en creusant profond et en ajoutant du compost. Pour un effet de masse, mettez plusieurs plants ensemble plutôt qu’un sujet isolé : c’est en grande plaque que les marges blanches de l’hiver font le plus d’effet. Il s’associe bien aux érables du Japon, aux fougères et aux rhododendrons, qui aiment les mêmes sols frais.
Traçant : faut-il une barrière ?
C’est un bambou traçant. En terre légère, il s’étale volontiers, sans être le plus envahissant de sa famille. Si vous voulez qu’il reste dans son coin, enterrez une barrière anti-rhizomes sur 60 à 70 cm de profondeur. En couvre-sol sur une grande surface, on peut au contraire le laisser faire.
Culture et entretien
Une fois installé, il ne demande presque rien. Coupez simplement les tiges qui partent là où on ne les attend pas. Certains jardiniers le rabattent au printemps pour profiter d’un feuillage tout neuf ; on perd alors l’effet des marges blanches jusqu’à l’hiver suivant.
En pot ?
Ce n’est pas son fort. Il a besoin d’un sol profond pour bien se développer et se plaît mal en contenant. Gardez-le pour la pleine terre, où il donnera le meilleur de lui-même en grandes plaques.



