Pleioblastus variegatus
L'essentiel
Pleioblastus variegatus est un bambou traçant de 60 à 80 cm au feuillage rayé de blanc, rustique au-delà de -20 °C. Il convient en couvre-sol, en bordure ou en pot et supporte très bien la taille.
Parmi les bambous nains, c’est sans doute l’un des plus élégants. Le Pleioblastus variegatus porte des feuilles rayées de blanc crème sur un port bien compact, et il éclaire tout de suite un coin un peu terne. On le trouve aussi vendu sous le nom de Pleioblastus fortunei.
À quoi le reconnaître ?
- Feuilles vertes striées de blanc, assez étroites, sur des tiges fines.
- Hauteur : 60 à 80 cm, un peu plus là où il ne gèle presque pas.
- Rusticité : la souche encaisse plusieurs jours sous -20 °C. Le feuillage, lui, peut marquer par grand froid.
La forme sauvage, à feuilles vertes, vient du Japon. La forme panachée est une sélection horticole arrivée en Europe en 1863. Son autre nom rend hommage à Robert Fortune, le botaniste écossais qui a rapporté tant de plantes d’Asie.
Où le planter ?
Presque partout. Il accepte le soleil comme l’ombre, mais plus il est à l’ombre, moins ses feuilles sont panachées. Pour garder un beau contraste vert et blanc, visez un endroit lumineux ou une mi-ombre claire. Sol ordinaire, frais de préférence.
Le feuillage panaché a un atout : il fait ressortir les plantes sombres qui l’entourent. Devant des fougères, des hostas bleus ou un pied d’érable du Japon pourpre, il joue les éclairages. Plantez de préférence au printemps, en ameublissant bien la terre, puis arrosez régulièrement la première année, le temps que les rhizomes s’installent.
Traçant : faut-il une barrière ?
Il trace, sans être un monstre. En couvre-sol ou sur un talus, c’est justement ce qui le rend utile : ses rhizomes tiennent la terre. Près d’une pelouse ou d’un massif fleuri, prévoyez une barrière anti-rhizomes de 60 à 70 cm de profondeur, ou cultivez-le en bac.
Culture et entretien
Il supporte parfaitement la taille. On peut le rabattre court en fin d’hiver pour obtenir un feuillage neuf bien net, ou le sculpter en bordure, voire en petite topiaire. Les spécialistes l’utilisent volontiers pour fixer talus et berges.
En pot ?
Oui, et il s’y plaît. Choisissez un substrat léger qui l’aide à pousser vite, arrosez régulièrement et donnez un engrais deux ou trois fois par an. En jardinière au pied d’une fenêtre ou en coupe sur une terrasse, il reste net toute l’année.



