L'essentiel
Phyllostachys iridescens est un grand bambou traçant de 6 à 10 m, rustique vers -18 °C (jusqu'à -21 °C selon les sources). Son atout : des gaines rouge-brun au printemps sur des chaumes verts striés de jaune. À planter en isolé, avec barrière.
Il y a les bambous colorés toute l’année, et ceux qui font leur numéro au printemps. Phyllostachys iridescens est de la seconde famille : son spectacle, ce sont les pousses. Pendant quelques semaines, les jeunes tiges sortent de terre emballées dans des gaines rouge-brun, avec de longues languettes colorées. Son nom chinois parle d’ailleurs de « peau rouge ».
Sa couleur
Soyons précis, car l’étiquette « bambou rouge » peut décevoir : ce sont les gaines qui sont rouges, pas le chaume. Elles tombent une fois la tige formée. Il reste alors un chaume vert, souvent parcouru de fines stries jaune clair, parfois pourprées, avec un anneau blanc bien net sous chaque nœud. Quelques chaumes font une jolie courbe à la base.
Pour profiter des gaines, plantez-le là où vous passez au printemps. Le soleil intensifie les stries des chaumes ; à l’ombre, l’ensemble reste plus vert.
Où et comment le cultiver
- Taille : 6 à 10 m en Europe tempérée ; les pépinières américaines citent bien plus, avec des chaumes jusqu’à 9 cm de diamètre.
- Rusticité : -18 °C pour la valeur prudente (pépinière néerlandaise), -21 °C selon une pépinière de l’Oregon.
- Soleil ou mi-ombre, sol profond, frais et riche. Arrosez les premières années par temps sec.
- En isolé ou en haie haute, avec de la place : c’est un bambou de taille forestière.
Traçant ou pas : faut-il une barrière ?
Oui, sans discussion. C’est un Phyllostachys traçant, et un grand. Posez une barrière anti-rhizomes en polyéthylène haute densité, enterrée sur 60 à 70 cm de profondeur, le bord dépassant de 5 cm environ. Chaque fin d’été, faites le tour : un rhizome qui passe par-dessus se coupe d’un coup de bêche.
En pot ?
Déconseillé. Il resterait petit et ne montrerait pas ses chaumes adultes. Pour un bac, mieux vaut un bambou plus modeste, comme Phyllostachys aurea ‘Koi’.
Côté entretien, rien de compliqué : un paillage de feuilles mortes au pied (les siennes font très bien l’affaire), un apport de compost au printemps, et le retrait des chaumes morts ou abîmés en fin d’hiver. Les pousses sont la période sensible : évitez de piétiner la zone en avril-mai, elles cassent net.
Le trouver
On le trouve chez les pépiniéristes spécialisés en bambous, rarement en jardinerie. Il existe une forme encore plus colorée, ‘Heterochroma’, aux chaumes jaunes. Pour comparer avec d’autres bambous selon la couleur, la taille ou le froid de votre région, passez par notre outil Trouver son bambou.


