Fiche bambou

Phyllostachys bambusoides ‘Castillonis’

Phyllostachys bambusoides 'Castillonis'
Photo : peganum from Small Dole, England, licence CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

L'essentiel

Phyllostachys bambusoides 'Castillonis' offre des cannes jaune d'or rayées de vert, de 6 à 8 m, rustiques vers -15 °C (jusqu'à -23,5 °C selon certains vendeurs). Attention : ce clone est actuellement en floraison, vérifiez l'état du plant avant l'achat.

À quoi le reconnaître ?

C’est la version dorée du madake. ‘Castillonis’ porte des chaumes jaune d’or, avec une bande verte qui suit la gouttière de chaque entre-nœud. L’alternance jaune et vert, d’un nœud à l’autre, accroche l’œil à coup sûr. C’est un sujet de choix pour un endroit en vue.

Venu de Chine, on doit son arrivée en Europe au pépiniériste Latour-Marliac, plus connu pour ses nénuphars. Il existe une forme inversée, ‘Castillonis Inversa’, aux cannes vertes rayées de jaune, moins répandue.

Il atteint facilement 6 à 8 m, parfois 10 à 12 m dans des conditions exceptionnelles. Les cannes peuvent atteindre 6 à 7 cm de diamètre.

Attention : il est en floraison

Mauvaise nouvelle pour les amateurs : le ‘Castillonis’ est entré en floraison. Une pépinière néerlandaise le signale « en fleur », et une pépinière américaine a cessé de le vendre pour cette raison. Chez les Phyllostachys, la floraison touche en même temps toutes les plantes d’un même clone, où qu’elles soient. Elle épuise la touffe : les feuilles se raréfient, les chaumes dépérissent, et la plante peut mettre des années à repartir du rhizome, affaiblie, quand elle repart.

Concrètement, le risque est d’acheter une plante en déclin. Avant de payer, regardez le haut des chaumes : des épillets secs, bruns, à la place des bouquets de feuilles, et un feuillage clairsemé sont des signes qui ne trompent pas. Demandez au vendeur l’origine du plant et s’il a observé des fleurs.

S’il fleurit chez vous : coupez les chaumes fleuris, nourrissez et arrosez bien la souche, et laissez-lui deux ou trois saisons pour voir si elle repart. Si vous cherchez le même jaune à sillon vert sans ce risque, Phyllostachys aurea ‘Koi’, plus petit, ou Phyllostachys aureosulcata ‘Spectabilis’, plus rustique, sont de bonnes alternatives. Sa forme inversée, ‘Castillonis Inversa’, n’est pas signalée en fleur à ce jour.

Où le planter ?

Au soleil, dans un sol riche qui reste frais : c’est là qu’il donne le meilleur. Pour le reste, il s’adapte à des situations variées.

Sa rusticité est moyenne, et les sources ne sont pas d’accord : -15 °C pour une pépinière de l’Oregon, -16 à -18 °C pour une pépinière néerlandaise, jusqu’à -23,5 °C selon certains vendeurs français. Retenez -15 °C pour la souche, et sachez que le feuillage marque dès -10 °C. Les jeunes plants sont très sensibles au froid ; protégez-les les premiers hivers avec un bon paillage et un voile d’hivernage. En isolé, là où on le regarde, il est à son meilleur.

Traçant ou pas : faut-il une barrière ?

Oui. Comme l’espèce type, c’est un Phyllostachys traçant, et un sujet de plusieurs mètres a des rhizomes vigoureux. Posez une barrière anti-rhizomes en polyéthylène haute densité, enterrée sur 60 à 70 cm de profondeur, en laissant dépasser le bord de 5 cm environ au-dessus du sol. Chaque fin d’été, faites le tour : un rhizome qui tente de passer par-dessus se coupe d’un coup de bêche. L’autre solution, c’est la culture en bac.

Culture et entretien

  • Dégagez les tiges du bas par une taille légère pour bien voir les stries des cannes.
  • Coupez à la fin de l’hiver les chaumes abîmés par le froid.
  • Arrosez régulièrement par temps sec, surtout les jeunes touffes.

En pot ?

Possible, dans un très grand bac, mais protégez-le bien en hiver : en pot, les racines gèlent plus vite qu’en pleine terre. Les sujets en bac demandent des arrosages réguliers. Il peut aussi se cultiver dans une véranda lumineuse, où ses cannes dorées font sensation.

Pour comparer avec d’autres bambous jaunes ou rayés, passez par notre outil Trouver son bambou.