Fiche bambou

Phyllostachys aurea

Bambou doré

Phyllostachys aurea (bambou doré)
Photo : Daderot, licence CC0, via Wikimedia Commons

L'essentiel

Phyllostachys aurea, le bambou doré, atteint 3 à 6 m et résiste jusqu'à -20 °C (feuillage marqué dès -10 °C). Traçant, il demande une barrière anti-rhizomes ; ses chaumes jaunes brillent en isolé ou en grand pot, au plein soleil.

À quoi le reconnaître ?

C’est l’un des bambous que l’on trouve partout en pépinière, et pour cause. Phyllostachys aurea porte des chaumes jaune doré, d’où son nom latin, d’environ 3 cm de diamètre.

Regardez le bas des cannes : les entre-nœuds y sont souvent courts, serrés et un peu tordus, comme compressés. C’est sa signature, bien utile pour le distinguer d’autres bambous jaunes. En Asie, ses chaumes servent à fabriquer des cannes à pêche.

Originaire du sud-est de la Chine, il est arrivé en Europe vers 1870. Selon les conditions, il mesure de 3 à 6 m : c’est la bonne taille pour un jardin moyen.

Où le planter ?

Au soleil, et pas ailleurs si vous tenez à la couleur : à l’ombre, les chaumes restent verts. Il préfère un sol frais mais encaisse une sécheresse de quelques semaines sans broncher.

La souche tient jusqu’à -20 °C environ. Le feuillage, lui, marque souvent dès -10 °C : rien de grave, il repart au printemps. Isolé sur une pelouse, dans un patio ou en haie, il fait toujours son effet.

Traçant ou pas : faut-il une barrière ?

Oui. C’est un Phyllostachys, donc un bambou traçant ; ses rhizomes peuvent parcourir plusieurs mètres une fois la touffe bien installée. Posez une barrière anti-rhizomes en polyéthylène haute densité, enterrée sur 60 à 70 cm de profondeur, en laissant dépasser le bord de 5 cm environ au-dessus du sol. Chaque fin d’été, faites le tour : un rhizome qui tente de passer par-dessus se coupe d’un coup de bêche. L’autre solution, c’est la culture en bac.

Culture et entretien

  • Supprimez les branches et tiges basses pour dégager la silhouette et montrer la couleur des cannes.
  • Retirez chaque fin d’hiver les chaumes morts ou trop vieux.
  • Un couvre-sol dense au pied, comme un Ophiopogon, habille joliment la base et garde la fraîcheur.

En pot ?

Il s’y plaît, à condition d’un grand contenant. Il devient alors plus exigeant : arrosages réguliers, engrais pendant la saison. Attention, en pot les racines sont moins protégées et la plante craint davantage le froid ; en hiver rigoureux, abritez le bac ou emmaillotez-le. Un pot de couleur foncée met en valeur le jaune des cannes.