Fiche bambou

Fargesia nitida ‘Nymphenburg’

Fargesia nitida 'Nymphenburg' : photo de l'espèce
Photo (photo de l'espèce type) : Stan Shebs, licence CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

L'essentiel

Fargesia nitida 'Nymphenburg' est un bambou non traçant de 2 à 3 m (2 m en pot), rustique au-delà de -20 °C, au feuillage très fin. Idéal en isolé à contre-jour ou en pot, à l'ombre légère.

Si vous trouvez le Fargesia nitida déjà gracieux, la variété ‘Nymphenburg’ va encore plus loin. Son feuillage est plus menu et plus effilé que celui de l’espèce, d’où une silhouette d’une grande légèreté. C’est une sélection horticole, dont le nom évoque Nymphenburg, à Munich.

À quoi le reconnaître ?

  • Feuillage très fin, presque plumeux, qui bouge au moindre souffle.
  • Chaumes grêles, arqués sous le poids des feuilles.
  • Hauteur : guère plus de 3 m au jardin, autour de 2 m en pot.

Où le planter ?

Comme toutes les Fargesia, il est très rustique et supporte des températures inférieures à -20 °C. Il se plaît dans une terre légère qui reste fraîche. L’ombre légère de grands arbres lui convient très bien : planté en lisière, il est protégé du soleil brûlant.

Pour en profiter vraiment, cherchez une situation à contre-jour. La lumière qui traverse ce feuillage fin, c’est tout le spectacle.

Plantez-le au printemps ou au début de l’automne, dans une terre ameublie et enrichie de compost. Un paillis épais au pied l’aide à garder la fraîcheur en été. En isolé, laissez-lui un peu d’espace autour pour que ses tiges arquées puissent s’étaler librement : c’est cette silhouette retombante qui fait tout son charme, mieux vaut ne pas la serrer contre un mur. Au pied, des fougères, des hostas ou des heuchères, qui aiment la même ombre fraîche, lui font un bon accompagnement.

Traçant ou pas : faut-il une barrière ?

Non. C’est un bambou cespiteux qui reste en touffe. Aucune barrière anti-rhizomes n’est nécessaire, ce qui permet de le planter sans arrière-pensée dans un petit jardin.

Culture et entretien

Arrosez régulièrement, surtout en été. Ses chaumes fins ont un point faible : la neige. Une grosse chute peut les plier ou les casser. Après un épisode neigeux, secouez les touffes et coupez les tiges abîmées.

En pot ?

Il s’y plaît bien. Pour que la motte garde son humidité, mélangez au substrat un rétenteur d’eau, environ un quart du volume. Les sujets en pot ont besoin d’un engrais régulier pendant la saison de pousse, et d’une aération de temps en temps, en retirant quelques chaumes au centre pour garder cet aspect aérien.