Chimonobambusa marmorea
L'essentiel
Petit bambou traçant de 1 à 2 m, aux chaumes qui rougissent à l'automne, Chimonobambusa marmorea aime l'ombre et un sol frais. Sa souche tient vers -15 °C : idéal en pot ou dans un petit jardin, avec une barrière anti-rhizomes en pleine terre.
Le Chimonobambusa marmorea est un petit bambou japonais qui ne cherche pas à impressionner par sa taille. Son charme est ailleurs : une touffe fine et souple, des feuilles menues et des chaumes qui prennent des tons rouges quand l’automne arrive. Il a été introduit en France à la fin du XIXe siècle par Latour-Marliac, le pépiniériste des nénuphars.
À quoi le reconnaître ?
- Hauteur : environ 2 m dans de bonnes conditions, plutôt 1 m quand le climat ou le sol sont durs.
- Chaumes fins (1 à 2 cm au plus), protégés au départ par des gaines marbrées qui lui ont donné son nom, puis rougeâtres à l’automne.
- Feuillage petit et serré, port souple qui bouge au moindre souffle.
Le nom de genre veut dire « bambou d’hiver » : ses nouvelles pousses sortent en fin de saison, à l’automne, quand les autres bambous se reposent.
Où le planter ?
C’est un bambou d’ombre ou de mi-ombre. Il demande un sol frais, voire un peu humide, jamais sec en été. Côté froid, il n’est pas des plus costauds : les jeunes cannes souffrent dès -10 °C et la plante entière ne supporte -15 °C que sur de courtes périodes. Dans l’Est ou en altitude, réservez-le à un coin abrité, ou gardez-le en pot pour le rentrer au besoin.
Côté plantation, visez le printemps : la motte a toute la belle saison pour s’enraciner avant l’hiver. Creusez large, ameublissez bien la terre et ajoutez du compost si elle est pauvre. Un paillis de feuilles mortes ou de broyat au pied garde la fraîcheur que ce bambou réclame, et protège un peu la souche des premiers froids. La première année, arrosez dès que le sol sèche en surface.
Traçant : faut-il une barrière ?
Oui. Il reste petit, mais il trace franchement et peut s’étendre plus qu’on ne le voudrait. En pleine terre, posez une barrière anti-rhizomes enterrée sur 60 à 70 cm de profondeur, rebord dépassant de quelques centimètres. Autre solution, plus simple dans un petit jardin : la culture en bac.
Culture et entretien
- Au printemps, coupez les tiges abîmées par l’hiver.
- Arrosez sans faiblir les sujets en pot : la motte ne doit jamais sécher.
- Surveillez les limaces, friandes de ses jeunes pousses. Autrefois, on semait des granulés à tout-va ; aujourd’hui on préfère le ramassage du soir, les pièges ou les granulés au phosphate ferrique, admis au jardin bio.
En pot ?
C’est même là qu’il est le plus à l’aise. Sa taille modeste et son aspect graphique en font un bon sujet de terrasse, de cour ombragée ou de patio. Il existe aussi une forme ‘Variegata’, aux feuilles légèrement bordées de blanc.



